jeudi 10 mars 2011

FLANERIE A BEUVRON-SUR-AUGE (2)


Notre couple traversait Vernon, ville euroise célèbre par son vieux moulin sur le pont dont le toit, ce jour là, servait de refuge aux pigeons. Sur l’eau, voguaient quelques jolis bateaux d’une couleur virginale et surtout ce qui attiraient l’œil les anciennes maisons à colombages nous reportant à une autre époque. Sur la route, défilaient quelques châteaux non dénués d’intérêt et puis quelques joggeurs accompagnés de leur chien couraient le long de la chaussée. Jacques et moi quittions ces adorables petites campagnes pour rejoindre l’autoroute. J’enclenchais la cassette des « chants de l’extase » de Hildegarde Von Bingen afin de nous transporter dans un monde de sérénité et de paix intérieure pour puiser un profond ressourcement. Un ciel d’azur nous accompagnait dans notre parcours vers la vénusté. Au bout de quelques temps, mon conjoint et moi sortions de l’autoroute pour reconquérir le charme des routes pénétrant dans les agréables petites villes de province. Nous constations beaucoup de circulation mais l’événement sollicitait les curieux et les intellectuels sur cette route en direction de Honfleur ! Notre trajet se poursuivait sur la route du cidre menant au pays d‘Auge.

FLANERIE A BEUVRON-EN-AUGE (9 mars 2011)

Pour les journées du Patrimoine 2010, Jacques et moi avions jeté notre dévolu sur la visite d’un village classé parmi les cents plus beaux de France Beuvron-en-Auge. Cette petite bourgade abritant 226 gentilés se situait dans le département du Calvados à 160 kilomètres de notre charmante « Fourmilière ». Ce samedi matin 18 septembre, je me levais à 7H afin de préparer le petit déjeuner, de sustenter la ménagerie et de me préparer. Nous quittions notre humble demeure, le soleil s’avérait timide et cherchait à percer. Un joli écureuil bien roux traversa la route. Par endroits, un brouillard automnal se montrait. Au fur et à mesure que les kilomètres défilaient, on découvrait de nouveaux villages. Je pensais à ma maman enfermée dans sa solitude, n’ayant pas la chance de pouvoir s’évader. Je portais une tenue assez seyante pour déjeuner dans le restaurant étoilé plus tard dans la matinée. J’appréciais de visiter ce qui fait la richesse de notre pays.

mardi 1 mars 2011

IMMERSION CISTERCIENNE (18)

Enfin le jardin des marais nous procurait une baguenauderie romantique. Ici coulait l’ancien bras de rivière de l’Authie traversant la propriété.


Dans une ambiance sauvage et humide, Jacques et moi croisions saules, aulnes, peupliers, bambous et une multitude d’espèces d’oiseaux. Puis nous nous arrêtâmes devant une petite pancarte sur laquelle figurait l’histoire suivante : « certains crapauds secrètent des toxines hallucinogènes qui expliqueraient l’apparition des princes charmants lorsqu’on les embrasse ». Après cette délicieuse balade, mon époux et moi aspirions à nous reposer un peu et à nous rafraîchir. Jacques et moi faisions une halte à « la table du jardinier » dans les jardins de Valloires où nous consommions deux express et réalisions quelques achats à la boutique. Avant de quitter ce noble et grandiose endroit dans une sérénité religieuse, nous jetions un dernier coup d’œil en direction du bâtiment de l’abbaye et de la tour ronde de son pigeonnier vers 19H. Dans la voiture, je mettais une musique circonstancielle « Les chants de l’extase » de Hildegarde Von Bingen. Nous roulions tranquillement et apercevions dans le ciel parsemé de légers nuages, un ballon dirigeable. On arrivait, le jour s’était déjà couché.

IMMERSION CISTERCIENNE (17)

Puis nous pénétrions dans le domaine des fragrances les plus merveilleuses qu‘une petite brise légère faisait exhaler car les roses écloses s’avéraient abondantes et éclatantes. Disposés en carrés, 2000 rosiers côtoyaient des légumes décoratifs et des « simples » (potagers) que cultivaient les moines à des fins médicinales.


La rose « Jacques-Cartier » à fleurs en rosette à quartiers en panicule multicolore roses, blanches, se révélait l’une des plus parfumées.


La petite « rose de Valloires » à fleurs en rosette en cyme roses s‘harmonisait bien avec l‘ensemble.


La « rose des cisterciens » est née en 1998 à l’occasion du neuvième centenaire de l’ordre de Cîteaux. Fleurs en panicule multicolores (roses, blanches, jaunes) d’un parfum subtil.


A été créée en 2004, « The Rose of Picardy » à fleurs en cyme fuchsia, légèrement parfumées. Elle est un joli symbole de paix, témoin d'une histoire commune entre la France et l'Angleterre, mais aussi le titre d'une chanson qui a fait et fait encore la fierté de la Picardie.


Mon conjoint s’immobilisait sur la rose ancienne « Stanwell perpetual » à fleurs de grande taille, semi-doubles, aplaties, de couleur rose nacre fleurant un puissant parfum. Un véritable ravissement pour nos sens visuel et olfactif.

IMMERSION CISTERCIENNE (16)

Originaire de Picardie, le botaniste Jean-Baptiste Lamarck, (1744-1829), fut le premier à esquisser une théorie de l’évolution des êtres vivants, liée aux variations du milieu naturel sur le comportement. Consacré à l’évolution des espèces, ce jardin de 3000m2 abritait des plantes archaïques tels que des


fougères, des magnolias, etc., et très évoluées comme des pâquerettes, des marguerites, etc.. Le paysagiste Gilles Clément contait ainsi l’histoire du monde végétal depuis son apparition sur terre jusqu’à aujourd’hui.
Les jardins de Valloires nous réservaient encore bien des surprises. On s’engageait dans l’exploration du jardin des cinq sens. Ses végétaux réveillant notre goût un peu endormi par les plats tout préparés actuels manquant de saveur, le plaisir de redécouvrir le vrai parfum de la fraise, de la pomme, etc.. Les bourgeons poisseux des marronniers attisaient notre toucher.


Les feuilles bruissantes du tremble faisaient appel à la sensibilité de notre ouïe , le pétunia aux coloris variés sollicitait l’acuité de notre vue et pour clore cet exercice si singulier


le jasmin, le lis, la menthe et tant d’autres nous offraient leur arôme développant notre odorat. Comme la fondation était placée sous le signe de l’enfance, de nombreux ateliers étaient à leur disposition.

IMMERSION CISTERCIENNE (15)


On passait à l’île des feuillages pourpres renfermant « l‘arbre à perruque », s’ensuivait la chambre d’automne tapissée d’érables, de charmes et d’autres espèces et l’île des épines douces nous offrant une étonnante collection de ronces, mûres et framboises.
L’île des papillons mêlant acacias, buddleias et quelques fabacées séduisaient aussi les abeilles. Dans l’île des fruits décoratifs, Jacques et moi souffrions le supplice de Tantale. Nous devions résister aux tentations, certains fruits se révélant toxiques !



Pour finir le « bizarretum » rassemblait des plantes aux formes tourmentées comme le hêtre tortillard.
Originaire de Picardie, le botaniste Jean-Baptiste Lamarck, (1744-1829), fut le premier à esquisser une théorie de l’évolution des êtres vivants, liée aux variations du milieu naturel sur le comportement.
Mon époux et moi abandonnions le jardin des îles pour nous rapprocher de l’espace Lamarck.

IMMERSION CISTERCIENNE (14)

Dans l’île d’hiver, érables et bouleaux déclinaient de subtiles harmonies. L’île d’or abritait le sureau panaché et le noisetier corylus.


L’île d’ombre réunissait des plantes craignant le soleil, comme le mûrier pleureur. Près de l’île des lilas aux multiples couleurs et à fleurs doubles, la chambre des cerisiers regroupait les prunus, les merisiers et les cerisiers dont les parfums nous enivraient. L’île d’argent de laquelle ressortaient les feuillages gris ou cendrés voisinait avec


l’île des viornes aux fleurs virginales et pubescentes.



Puis nous parcourions l’île des deutzias et spirées où teintes rouges ou dorées cohabitaient.